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Bilan détaillé de la Journée des EES durables (JEESD)


Un retour pour ceux et celles qui n'y avaient pas assisté ou qui souhaitent se replonger dans la synthèse de la journée. La facilitation visuelle est d'Ariane Riveros de Visuelligence.


L'ouverture de la JEESD


Le matin, la table ronde a ouvert les réflexions et les discussions autour de la thématique suivante : "Comment les ODD, les compétences pédagogiques en développement durable, de responsabilité sociétale et de transition écologiques pourront-ils s’insérer dans les enseignements suite aux réformes en cours ?”


Les 6 intervenant·es invité·es pour l'occasion s'y sont exprimés. Nous avons pu écouter :

Hubert Deplus, coordinateur du réseau des profs en transition (ResPeT)

Valentine Van Gameren, chargée de projets à la Direction du DD à la SPW, responsable de la coordination de la 3e stratégie wallonne de DD

Joëlle Leyens, directrice et responsable sécurité et bien-être de l'école Sainte Véronique à Liège et responsable de la certification ISO 140001

Camille Delaunoy, déléguée ONU Biodiversité au sein du Forum des Jeunes

Émilie Mutombo, enseignante en durabilité, conseillère en durabilité, chercheuse PhD et collaboratrice de Charline Urbain VR DD à l'ULB

Cécile Hayez, docteure en philosophie et lettres, responsable programme section 3, enseignante à la Henallux


Des nouvelles enthousiasmantes et des enjeux soulevés


Le panel des établissements de l’enseignement et des compétences était varié. Voici brièvement ce qu'il en est ressorti :


La bonne nouvelle du jour :

À partir de septembre 2023, grâce à la 3e stratégie wallonne du DD, un ½ temps sera consacré à la coordination du développement durable pour soutenir structurellement les établissements de l’enseignement supérieur ; universités, hautes écoles et ESA.


Cette nouvelle est très enthousiasmante car un constat s'est révélé assez rapidement lors des discussions :

Un responsable attitré est essentiel pour créer l’émulation, l’organisation de projets en lien avec le DD dans les structures. Il faut quelqu’un qui dirige, coordonne, engage un changement structurel… Le volontariat ou le bénévolat est la porte d’entrée qui a rendu possible les projets déjà réalisés mais il n'est pas suffisant. Il a tendance à s'essouffler et à manquer soit en visibilité et légitimité soit en temps, en moyen humain et financier. Un appui de la direction ou un appui structurel est également important pour faire avancer en ce

sens. Sans cela, les projets n’aboutissent pas, chacun travaille dans son coin (selon sa sensibilité et ses valeurs) et un manque de transversalité a souvent été constaté.


Les objectifs de développement durables peuvent servir comme boussole pour les enseignants et les infrastructures scolaires qui veulent introduire des connaissances et des actions en lien avec la durabilité mais pas comme base pour les programmes.

L'apport des connaissances en DD et vis-à-vis ODD aux jeunes doit se poursuivre.

Les enjeux sont importants et les jeunes ne sont pas tous conscientisés au même niveau. La plupart ne connaissent pas la pensée systémique, ni les causes et conséquences des changements climatiques. Les enseignant·es ont constaté qu’ils devaient régulièrement déconstruire et reconstruire ce qui est largement diffusé sur les médias et les réseaux. Les réseaux sociaux ne doivent pas se substituer aux programmes scolaires concernant les S, SE et SF à apporter vis-à-vis de la transition socio-écologique. Aborder ces thématiques avec sérieux, durant l'année scolaire au sein des cours et avec des sources fiables est donc très important.


Pour rendre les étudiants entrepreneurs, on peut valoriser davantage les pédagogiques actives/de projets pour donner du sens et mettre le public en action.

La société d'aujourd'hui et demain a plus que besoin de citoyens qui savent mettre des projets en place.


Les filières techniques et professionnelles doivent être valorisées aussi.

Elles qui se situent dans ce type de pédagogie et dont les métiers sont essentiels au même titre que les métiers dits intellectuels.


Il y a une nuance entre l’apprentissage du DD et l'apprentissage de la transition.

Les changements sur le long terme participent à la transition. Ces changements sont profonds et ne se font pas dans l’urgence ni sur une courte période.


En ce qui concerne l’éducation au DD :

Nous sommes en retard par rapport à d’autres pays mais nous allons dans ce sens. Il s’agit encore et pour l’instant d’une volonté de la part d’une minorité d’enseignant·es très engagée et motivée qui souhaite que cette éducation soit inscrite de manière officielle pour être appuyée de manière institutionnelle et structurelle.






Suite de la journée : des ateliers par axes


Axe 1 – Intégrer les ODD dans les enseignements

Voici ce qui a été proposé :


EFDD a présenté l'outil pédagogique "Les métiers sous le prisme des ODD" pour analyser les pratiques professionnelles en fonction de leurs enjeux environnementaux, économiques et sociaux, et l'outil "Les forêts" pour aborder les enjeux forestiers en lien avec nos comportements de consommation.


– EFDD a également invité plusieurs enseignant·es de différentes hautes écoles pour témoigner sur les démarches dans lesquelles iels se sont mobilisés. Sarah Jacobs (Coren), Christophe Reiners (HEPN), Christelle Huenaerts (ECAM), Raphaël Pirenne (ERG) ont témoigné et les participant·es ont pu analyser ensemble ce qui a permis de mobiliser les étudiant·es et pérenniser ou non leurs projets.


Association21 a utilisé l'outil "CAP2030" pour enrichir la conception d'un projet au sein d'un EES ou d'une classe sous l'angle des objectifs de développement durable.


– Enfin, Oxfam a décrit la philosophie, les objectifs et les projets réalisés au sein des structures scolaires secondaires avec les Magasins de monde pour aborder l'éducation citoyenne mondiale et solidaire. Les participants ont réfléchi aux leviers et aux freins à la mise en place de ce type de projet dans les EES.


Axe 2 – Construire et former à la résilience

Adrien Voisin et Thomas Sautier, enseignants de la Henallux, ont exposé leurs recherches sur les impacts du numérique. Une présentation étayée par de nombreuses ressources.


L'outil "les saisons de l'engagement" créé par Ecotopie a permis aux participant·es d'échanger et se questionner sur les types d'actions à mener, les projets et les différentes manières de s'engager dans la transition socio-écologique. Une manière de déconstruire le mythe de l'engagement idéal ou d'un·e citoyen·ne idéale. La résilience passe par le collectif et fait la part belle aux complémentarités, aux solidarités et à la collaboration.


Marina Gruslin a dévoilé son outil la fresque "One Health" qui lie santé humaine et la santé environnementale. Pour intégrer les éléments théoriques et pratiques de cet atelier, les 5 sens étaient sollicités et les participant·s invités à réaliser leurs propres observations à partir d'objets concrets.


Enfin, EFDD a présenté son outil "La résilience territoriale". Un jeu de rôle qui offre l'espace aux participant·es pour réfléchir, se positionner et choisir les actions à mener ensemble. L'objectif étant de trouver des solutions pour un avenir durable et résilient à l'échelle d'un village wallon.


Et pour ne rien gâcher :)


Un buffet végétarien a été proposé et des petits raviers ont permis de ne rien gaspiller. Les participant·es ont pu repartir avec les mets qui n'avaient pas été terminés lors du repas. Un drink de clôture était également offert pour partager un dernier moment tous ensemble à la fin de la journée.


Le retour des participant·es était majoritairement positif et enthousiaste. Nous pensons que toutes les rencontres, les témoignages partagés, les animations vécues ont inspiré et créé des ponts entre les cours, les collègues, les structures et donné la dose de motivation pour poursuivre l'éducation au DD et à la transition socio-écologique.


Nous remercions encore chaleureusement toutes les personnes présentes et
leur soutien. On se donne rendez-vous à la prochaine édition !
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